J8 Chiang Mai – Pai

On quitte Chiang Mai. Un pick-up nous attend. En voyant l’engin on se pose quand même quelques questions… mais soit. On va faire avec. Après quelques minutes, le conducteur s’arrête et prend deux autres personnes. Il finira par nous déposer à la gare des bus. Là, le « bon plan » des places près des issues de secours n’est plus d’application.

On passe plus de trois heures comme des sardines dans ce petit minivan d’une dizaine de personnes. Pur moment de bonheur pour nos guibolles. Du coup à l’arrivée, je fais mes premiers pas à Pai avec un teint très très pâle… et tout ça dû à l’absence d’airco et le slalom infini de la route.

Après une brève pause on se dirige vers l’auberge que nous avons réservée la veille. Une fois arrivé, on a rapidement déchanté. Une baraque digne des récits de Tolkien se dresse devans nos yeux. On passe une porte circulaire en bois massif pour Hobbits et on s’enregistre. On nous indique où se trouve notre chambre et on nous donne la clé.

La porte est fermée avec un cadena. Je présume que ce dernier est là pour l’aspect dissuasif de la chose car il faut pas grand chose pour le forcer. On s’installe dans la chambre. On constate assez rapidement qu’il n’y a pas de châssis, juste des stores. Le lit est composé d’une planche en mdf et d’un matelas de quatre centimètres d’épaisseur. Deux belles moustiquaires pendent au dessus des lits. Il y a également des interstices à la jonction des murs et de la toiture. On se dit ironiquement que c’est un moyen comme un autre de ventiller… La cerise sur le gateau? Les sanitaires bien sur ! Disons médiévaux pour faire simple… Après ces belles decouvertes qui correspondaient comme deux gouttes d’eau aux images de la réservation, on prend une carte et on dirige vers une colline « pas très loin » donnant vue sur toute la ville.

Après quelques kilomètres à pieds, on arrive au sommet. On y rencontre deux Français avec qui on échangera quelques anecdotes. Après quelques photos panoramiques, en descendant, deux asiatiques nous demandent de faire une photo. Non pas d’elles mais avec elles. Why not. On finira peut-être encadré dans une maison quelque part. Qui sait !?

La nuit tombe assez rapidement et on est fatigué. On se dit que l’on va lever le pousse en l’air pour rentrer. Plusieures bagnoles passent. Aucune ne s’arrête. On persévère. Et là, deux jeunes Thaïs s’arretent et nous demandent vers où on va. Et hop, quelques secondes plus tard, on grimpe sur les scooters. On les remercie chaleureusement et on part à la découverte de la ville et de son marché nocturne.

J9 Pai

Il est 6 heure du matin. Il fait 13 degrés. Heureusement que la couette était épaisse et que l’on avait pris avec nous des boulles quies.
J’en profite pour prendre quelques clichés au levé du soleil car le seul et unique point positif de cet endroit était la vue et je retourne au lit.

On déjeune dans la rue. Une omelette avec du riz et on est au taquet. On se dirige vers une autre auberge. Hors de question de dormir à nouveau sur cette planche de bois.
On dépose nos affaires et on loue un scooter pour nous deux. On nous donne un rose bonbon avec deux casques également roses et avec le numéro 13. Ça promet. On prend tout doucement nos marques. J’ai jamais conduits de moto et c’est pas ici que je compte faire mon baptême. Du coups c’est Gaëtan qui conduit. Mais aucun de nous a son permis. Personne ne vérifie ça ici. Au départ ça allait car c’était plat. On devait parcourir 50 km jusqu’aux grottes. Mais dès que ca grimpait ça devenait folklorique. Faut s’imaginer deux bisounours collé-serrés de 80 kg chacun et des pentes à dix pourcents minimum. Résultat? La p’tite bécane n’a plus de jus. Et paf. Dans le ravin. On a quasi rien eu.  On se remet en route. Premier arrêt : sources d’eau chaude. Je « désinfecte » mes egratinures dans le cours d’eau ni vu ni connu. On se remet en route et on arrive aux grottes. Après une visite guidée on rebrousse chemin.

On dépose le scooter et on rentre à l’auberge.
On finira la soirée avec quelques nems et des tonnes de sushis pour zéro kopek.

J10 Pai

On déjeune à l’auberge et on organise notre journée. On fait rapidement connaissance avec un gars assis en face. Il s’avère que c’est  un Québécois de notre âge qui voyage seul. On discute un peu et on lui propose de faire un trek dans la jungle ensemble. C’est un « Yesman » comme nous. On se donne rendez-vous une heure plus tard. Juste le temps pour nous de nous rendre dans la nouvelle auberge et déposer nos sacs. On achète de l’eau, quelques biscottes et c’est parti pour plus de cinq heures de randonnée.

On a un bon rythme. Il nous raconte qu’il vient de quitter l’armée apres 12 ans de service. Normalement ce genre de randonnée c’est avec un guide… nous on s’est « autoguidé ». On avait qu’à remonter la rivière. Plus simple à dire qu’à faire.

On a dû la traverser une bonne vingtaine de fois. La flotte dans les shoes c’est assez rafraîchissant finalement. Après plus de deux heures, on entend enfin la chute d’eau et dès que l’on l’aperçoit , c’est parti pour une baignade.

On doit s’activer sur la fin car il faut absolument rentrer avant la tombée de la nuit.

On finira la journée dans un bar avec 32 km parcourus à pieds et quelques litres d’un breuvage local.

J11 Pai – Chiang Mai

Pour se rendre à Chiang Rai on a deux possibilités : soit on y va directement par Chiang Mai et on fait tout d’une traite, soit on s’arrête pour une nuit de plus à Chiang Mai et on poursuit le lendemain en mode trankilou. On opte pour la seconde option. On book aussitôt dans la même auberge qu’il y a quelques jours. Plus de passage par les sites de réservations lorsque l’on connaît personnellement le manager des lieux. Un sms suffit et le whisky thaï règlera le reste.

On a le bus vers 14 heures ce qui nous laisse encore du temps le matin pour faire un tour. On s’est quand même dit plus de bécane pour un moment et comme la veille on a « quasi » fait un marathon… beh on loue un taxi pour la matinée entière. On s’arrête à maintes reprises et notre chauffeur privé nous attend bien sagement.

On arrive pile à l’heure pour le bus. Rebelotte trois heures de route bien sinueuse… Une fois arrivé à Chiang Mai on se pose et on réserve le bus vers Chiang Rai pour le lendemain matin.