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ASIE DU SUD-EST

Auteur : 7Trek

J20 – J42 : suite et fin !

J20 Luang Prabang – Vientiane Journée de glandouille en perspective. Et pour bien l’entamer, rien de mieux qu’une boulangerie tenue par un Français ! Les pains au chocolat… Ça change de…

J20 Luang Prabang – Vientiane

Journée de glandouille en perspective. Et pour bien l’entamer, rien de mieux qu’une boulangerie tenue par un Français ! Les pains au chocolat… Ça change de la quotidienne « omelette au riz » Qu’est-ce que ça nous manquait ! On se goinfre et on sirote un bon p’tit café.

On passe notre temps à gambader par-ci et par-là. On change de terrasse quand ça nous chante. On programme grosso modo la suite du périple.

Le bus vers Vientiane, la capitale du Laos, part à 20h30. On est prêt. C’est notre premier bus de nuit. On en a pour plusieurs heures. Ce moyen de transport nous permet d’économiser en temps (car on voyage la nuit) et en auberge, car y on somnole quand même un peu.

Mais ! Il y a une subtilité que l’on ignorait ! Comment l’expliquer… Deux gabarits d’environ 70 cm de large chacun, donc 140 cm au total, dans une couchette de 120 cm. Trouvez l’erreur… Ah oui, et pas plus de 180 cm de long… la nuit fût épique. On a dormi en mode « un peu plié ».

Mais on ne se plaint pas. Sur la route, le conducteur  ramasse quatre personnes supplémentaires. Le bus est déjà rempli comme ça. « Ce n’est pas grave voyons, il reste le couloir bien évidemment ». Il leur a donné un coussin avec une petite couette et ils y ont dormi. J’espère pour eux que leurs tickets ne valaient pas grand-chose…

La visibilité ne dépasse pas dix mètres. La route est sinueuse. On parvient malgré tout à s’endormir parmi tous ces ronfleurs asiatiques !

J21 Vientiane

On arrive vers 7h du matin. On nous dépose à une gare à quelques kilomètres du centre-ville. On ne fait même pas cinq mètres à la sortie du bus qu’une vague de conducteurs de tuk-tuk s’abat sur nous.

Chacun propose son prix. L’un moins cher que l’autre. On finit quand même par prendre le bus municipal, pour le tiers du prix du soit-disant « moins cher ».

On marche encore un peu avec nos sacs. Une fois arrivés à l’auberge, on les dépose et on se prend un petit déjeuner « Laotien », c’est-à-dire, une omelette avec du riz… et un café à la chicorée. Au moins ça nous donne du pep’s pour la matinée.

Des temples, des bouddhas, etc. on commence à saturer… On en fait un ou deux malgré tout et on part vers un marché pour grignoter. On se retrouve au troisième étage d’un pseudo centre commercial rempli de petits restaurants. On y trouve de tout. Les contrefaçons sont légions.

On est les deux seuls blancs de l’étage. Plus les jours passent, plus on a du mal à se faire comprendre. Personne ne parle anglais. Encore heureux qu’il y a des images sur les menus écrits uniquement dans la langue natale. Ça ne m’empêchera pas malgré tout de choper des sushis à chaque fois que j’en verrai, peu importe où : dans un resto, dans la rue ou dans une échoppe que l’AFSCA aurait fermé sur le champ.

Le soir on craque. On trouve un bar. Un bar pas comme les autres. Un bar BELGE, tenu par un BELGE. À l’entrée couronnent des étagères remplies de bouteilles de chez nous. Quelques pancartes ornent les murs. On s’y croit au pays. On commence à baver. Mais hélas, on déchante rapidement quand on voit les prix. Une bonne petite trappiste à 15 euros… C’est équivalent à trois nuits dans une auberge. Un peu cher quand même… Mais il y a une promo : deux petites brunes pour le prix d’une. On cède à la tentation. Ça change de la Pils du coin.

On décide de ne rester qu’une nuit à Vientiane. On réserve notre second bus de nuit vers Paksé pour le lendemain.

J22 Vientiane – Paksé

Nous avons quelques heures devant nous avant de monter dans le bus vers le Sud du Laos. Il n’y a pas grand chose à faire dans la capitale. On opte pour une petite escapade dans un parc rempli de statues assez uniques et atypiques.

Les tours opérateurs demandent un prix assez élevé pour le transport et la visite. On finit par s’y rendre par nos propres moyens pour 11 fois moins cher que demandé…

Quelques photos, une petite pause et on revient en ville. Direction le même centre commercial que la veille pour grignoter.

On passe notre après-midi sur une esplanade, près du Mékong. Là, je me fais accoster par deux jeunes Laotiens. Au départ, je suis perdu. Ils ont un anglais extrêmement basique. J’arrive malgré tout à comprendre qu’ils veulent juste me parler pour perfectionner le leur. Pourquoi pas. C’est parti pour une conversation qui va dans tous les sens en passant par des applications de traduction ou par des croquis pour expliquer tout et rien et que je voyage car j’ai des « trous » dans ma tête.

Le bus est là. Il a l’air mieux que le précédent. Nous disposons d’une prise électrique et d’un mètre trente de largeur cette fois-ci. Le couloir est vide.

À 2h00 du matin, tout le monde dort. Moi, je rédige. C’est calme. Les paysages défilent. Les étoiles tapissent le ciel. On distingue les constellations sans aucun effort. Et le bus s’arrête sur la bande d’urgence… Ça ne sent pas bon…

Ni vu, ni connu, les deux conducteurs sortent leurs lampes torches et se mettent à remplacer le pneu crevé. 45 minutes plus tard, on redémarre. On arrive à notre destination quelques heures plus tard.

J23 Paksé

On prend pour habitude de se loger dans des endroits à chaque fois différents. Cette fois-ci on tombe de nouveau dans un de ces trucs… Sur une des applications, les images paraissent convenables et le prix attractif. Mais la réalité est bien différente. Après une nuit « collé-serré » dans le bus tel un vieux couple, on ne rêve que d’une bonne douche. Et là, nos rêves se brisent en mille morceaux. Certes, la douche est bel et bien là. Certes, elle est bien équipée. Mais il y a un petit bémol. Je le découvre en premier. Il n’y a pas d’eau chaude. Et ça, on ne le sait pas encore mais ça va nous arriver souvent dans les jours à venir.

Il y a aussi une petite fenêtre. Elle donne directement vers le séjour de l’établissement. Autant ne pas en mettre… Car ce n’est pas de la lumière naturelle qu’elle nous ramène mais des bruits des occupants qui déjeunent…

Il est midi. Après un tour rapide dans le centre, on comprend rapidement que ce n’est de nouveau qu’une ville de passage. Rien à faire. Rien à voir. C’est comme aller dans un patelin chez nous et visiter la petite chapelle du coin. On organise le restant de la journée. Il y a trois chutes d’eau à voir dans les alentours. Chacune est à environ 40 km de la ville et en plus elles sont assez distantes les unes des autres. On se dirige vers un semblant d’office de tourisme. On nous annonce que les navettes vers ces endroits sont parties à 8 heures du matin… Bon. Il faut improviser. On écarte directement la solution des scooters. On zappe également les vélos. Si c’est pour pédaler sur des nationales et respirer ces nuages noirs que l’on voit s’échapper de certaines bagnoles préhistoriques… Merci.

Et comme par hasard, un tuk-tuk nous interpelle. Alors je me dis « qui ne tente rien, n’a rien ». J’entame les négociations. Résultat : 180 kilomètres pour quelques euros… vachement plus alléchant que les offres de l’office de tourisme et surtout « à la carte ».

Premier arrêt : Tad Champi

L’état des routes est pitoyable. Il nous dépose à l’entrée et il nous indique où il va attendre. On s’en va et sur la route on s’achète des noix que des jeunes filles du village du coin sèchent au soleil. Elles nous crient déjà au loin pour venir en acheter. Comme le prix est identique partout, on pioche une échoppe au hasard et on lui achète une petite sacoche.

Sur la route, on ne rencontre personne. Seules quelques poules gambadent avec leurs poussins. On dirait que tout le village est désert. On commence à entendre l’eau de loin. La vue est sympa malgré le fait que nous sommes à la fin de la période sèche et que le débit est du coup moins important.

Sur la route vers le tuk-tuk, on traverse un autre petit village. C’est beaucoup plus animé par ici. Des gamins nous saluent au loin. Ils jouent et rigolent en nous voyant. Je ne prends quasi aucune photo de cet endroit. C’est si beau, si paisible et si simple. J’ai l’impression que le temps s’est figé et a laissé cet endroit immaculé.

Notre cher conducteur se la coule douce à l’ombre. Il a déplié un hamac et nous attendait tranquillement.

Deuxième arrêt : Tad Fane

Là c’est un peu plus sportif. On sent le dénivelé dans nos cuisses. On s’arrête pour acheter un régime d’une dizaine de mini-bananes pour un demi-euro et on savoure autant la vue que le goût de ces fruits.

Troisième et dernier arrêt : Tad Yuang

Pour rejoindre les chutes on doit de traverser un autre petit village. Quelques clichés et hop, on rentre.

Après coup, on ne regrette pas du tout d’avoir pris ce moyen de transport. On rentre extenué. À vélo on n’y serait pas parvenu aussi loin et en scooter, vu les routes… et la poussière, je n’ose pas imaginer dans quel ravin on aurait fini.

En se quittant, le conducteur nous demande nos plans pour demain. On lui explique que l’on quitte l’hôtel avec nos sacs sur le dos et que l’on va essayer de joindre un site archéologique à 40 kilomètres. On ne sait pas encore trop comment mais on verra. Ensuite, une fois sur place on avisera pour trouver un autre moyen de transport pour rejoindre les « 4000 îles » au sud du Laos.

Il nous propose de nous y amener mais je rigole quand il m’annonce le prix. Quasi le même que pour les 180 kilomètres de la tantôt… Finalement, j’obtiens le prix voulu et on se fixe un rendez-vous pour 8h30 du matin.

Pour finir la journée en beauté, rien de mieux qu’une douche bien froide !

J24 Paksé – Champasak – Don Det

On se lève en retard. On doit encore rapidement passer par un ATM pour sortir un peu de liquidités. Sur la route de retour, notre conducteur nous voit et nous dépose à l’auberge. On prend nos sacs et c’est parti pour une heure en tuk-tuk vers le Vat Phou.

Il nous dépose à l’entrée des ruines. On y passera deux heures, pendant lequel monsieur, comme la veille, sera dans son hamac à nous attendre à l’ombre. Nos gros sacs sont toujours là. Cela fait des semaines maintenant que l’on ne s’en soucie plus. On les laisse tous les jours quelque part. Si on les récupère le soir, c’est bien. Sinon, on s’achète tout sur place. Il n’y a toute façon aucun objet de valeur dedans (sauf mes médocs mais bon…).

Il nous débarque sur la rive gauche du Mékong. La veille, on a cru comprendre, qu’après la visite, il nous conduirait jusqu’à une barque qui nous permettait de rejoindre la région des 4000 îles.

Nous voilà devant la barque comme convenu. Il part. On apprend que le bateau va uniquement nous déposer sur l’autre rive. Et c’est à ce moment précis, que commence la pagaille.

Après quelques minutes, on est de l’autre côté. Le transporteur sort avec nous. Il lance quelques mots en laotien à des gens autour. Un lui répond. On nous demande de le suivre. On marche un peu avec nos sacs sur le dos à du 39° à travers un petit village de pêche. Notre « guide » s’arrête près d’un bar. Quelques mots, et hop, on doit suivre une autre personne. Là, on se dirige vers un gros pick-up tout terrain. Le conducteur ne capte rien. Il nous dépose quelques minutes plus loin à une intersection. On le paye l’équivalent d’une bière locale et on prend nos sacs.

Impossible de dire où on est. Le panneau de gauche indique « Paksé 40 km ». Celui de droite « 4000 Islands 101 km ».

Devant nous il y a quatre échoppes. Sur la gauche, un boucher et un vendeur de maïs grillé. De la bonne viande à l’air libre sous cette chaleur sur le bord d’une route… Mhmmmm ! Ça doit être un met délicieux.

Je commence par accoster deux jeunes femmes. Pas moyen de se comprendre. Je vais vers les échoppes d’en face mais cette fois-ci avec mon carnet de croquis. En vain… Même avec un croquis de bus, d’un arrêt et d’une montre pour demander à quelle heure passe un moyen de transport par ce trou pommé, il n’y a pas moyen de communiquer.

On s’en va acheter du maïs car nos ventres gargouillent un peu. Je suis sur le point de demander un bout de carton au vendeur, pour gribouiller dessus notre destination et faire du stop pour les 101 km restants. Et là, on nous klaxonne dessus. On capte que c’est un bus malgré qu’il ressemble plus à un tuk-tuk géant ! Espoir quand tu nous tiens ! On monte, on lui demande s’il va bien aux 4000 îles. Sauvés ! Il balance nos affaires comme des vulgaires sacs à patates sur le toit du bus et on grimpe.

Là, vingt paires d’yeux nous fixent. On devient l’attraction du jour. C’est notre premier bus de ce genre. On voyage plus de deux heures avec des poules, des poussins, des bonbonnes de gaz et j’en passe.

Après une heure de route, un premier stop pour déposer quelques personnes. On s’achète quelques fruits et de l’eau pour le reste de la journée. J’ai la chance de partager mon siège avec une dame qui venait de faire les achats pour la semaine. Des boyaux baignant dans du sang, des organes de je sais quoi, de la viande grillée… Toutes ses courses à portée de ma vue… Et de mon nez. Ce fût plaisant.

Enfin le dernier arrêt. C’est le nôtre. On s’en va vers le port. On prend un petit bateau pour rejoindre une des îles principales. Après un quart d’heure on y est. Il se fait tard. Le soleil est couché. On vérifie l’état de la chambre et on s’endort.

J25 Don Det

On se lève tard. On a gagné un peu de temps avec les bus de nuits. On compte se reposer dans les jours à venir. On se dit qu’aujourd’hui on va faire le tour de notre île et peut-être de la voisine.

Après le petit déjeuner, on demande à prolonger notre réservation pour quelques nuits supplémentaires. C’est mort… Tout est réservé. Mais il y a toujours une alternative dans ce pays ! La gérante nous amène chez sa cousine à 50 mètres. Elle nous propose le même prix et quasi la même chambre. On réserve et on s’en va à la découverte de Don Det.

On emprunte le seul pont disponible pour rejoindre l’île voisine et on continue notre petite randonnée. On est de nouveau qu’à deux. Mais pas pour longtemps. On a un problème. Un troupeau de buffle nous marche droit dessus. On ne s’alarme pas mais on accélère le pas. Dans les alentours, il n’y a pas de boutiques ni de vendeurs à la sauvette. On a que de l’eau et nos bananes achetées près de l’auberge. Après un bon moment, on arrive enfin aux chutes de Don Khon. On admire le paysage pendant un temps indéfini et on rentre.

Le soir on trouve un petit resto qui ne paye pas de mine. Spécialités coréennes. On y va malgré tout. En entrée on nous sert un amuse-bouche : une petite assiette de choux fermentés aux épices. Délicieux. Tellement bon que lorsque l’on se commande un deuxième plat chacun (on avait la dalle, on a fait plus de 25 km à pattes) je prends une omelette à base de cette entrée.

Ensuite, on finit la soirée sur la plage avec un feu de camp improvisé par quelques Allemands.

J26 Don Det

Programme du jour : Kayak. Problème du jour : le plat de la veille.

Le réveil est pénible. J’ai une de ces douleurs au ventre au niveau des abdos. Je n’ai aucun autre symptôme hormis celui-là. Pas de vomissements, pas de diarrhée, pas de fièvre. Rien. Juste une douleur à ce niveau lorsque j’effectue peu importe quel mouvement. Je me dis du coup que c’est peut-être les fameux choux de la veille…

Pendant le petit déjeuner, je comate. Je prends sur moi et je m’obstine à ne pas annuler notre journée sur le Mékong. (Cette décision rentre haut la main dans le TOP 3 de mes choix les plus débiles pris en Asie… parmi eux figurent notamment la descente de Doi Pui la nuit. Car j’avais volontairement zappé cet épisode lors du premier article. Ça nous a pris plus d’une heure dans le noir complet à descendre cette montagne avec les mains non-stop sur les freins. On n’avait qu’une lampe frontale que j’avais attachée sur mon guidon. Une lampe pour deux… Zéro éléments réfléchissants pour prévenir les bagnoles de notre existence. On a failli écraser un chien et se tauler à maintes reprises. Bref, c’était Doi Pui !)

C’est un kayak pour deux. On s’attendait à être maximum une dizaine de participants. On frôle plutôt la trentaine. On suit les guides. Ça n’a pas l’air d’être trop physique. Quelques virages, quelques chutes et une première pause. Au programme, un trek d’une heure vers des chutes d’eau. Pendant notre absence, les guides nous concoctent un plat. Mais personne ne nous a prévenus de la difficulté de cette randonnée. Pour commencer, tout le monde était en tongues… Le terrain était rocheux. Les 50 derniers mètres pour rejoindre le point de vue nous ont pris une dizaine de minutes.

On rentre, on mange ce qu’ils nous ont préparé et on se remet à l’eau. Quelques minutes plus tard, un couple est pris dans le courant. Plus de peur que de mal, mais la femme est sortie en pleurant. D’autres duos sont également tombés. Nous… on est unique. On arrive à se coincer en plein milieu du torrent sur un tronc d’arbre pendant quelques bonnes minutes.

On est de retour sur l’île. On mange et dodo. À 22 heures ça ne va pas. Les douleurs sont toujours là. Je demande à Gaëtan de me trouver un médecin. La jeune fille de l’auberge parle très bien anglais. Elle nous trouve un bateau et un tuk-tuk pour rejoindre un médecin sur une des îles dans les alentours. Après plusieurs explications, on me donne 7 ou 8 pilules à gober. Je me pose aucune question et j’avale tout. La fille me traduit que le médecin doit me faire une injection. Je valide et je tends mon avant-bras droit. Elle m’explique en rigolant que c’est dans la fesse. Bon. Elle quitte la pièce et on m’injecte un produit. Je somnole un peu et on rentre une demi-heure plus tard.

Il est 2h du matin. La douleur s’est multipliée. On part à nouveau réveiller la fille. Cette fois-ci, je demande à aller dans un hôpital. Le plus près est celui de Paksé, à 150 km de l’endroit où nous nous trouvons. On revient en arrière… On doit prendre un bateau, un tuk-tuk et un taxi pour une somme exorbitante, mais je n’ai pas le choix. On y arrive à 6 heures du matin. On a deux contrôles sur la route, mais je dors.

Une fois arrivé, on me fait passer une petite échographie pour voir si je ne suis pas accidentellement tombé enceinte. On me file quelques pilules à avaler et on me fait deux nouvelles injections mais dans la fesse droite cette fois-ci. Je suis remis sur pieds en moins de dix minutes. Et la petite cerise sur le gâteau c’est que l’on m’a administré ces injections dans le couloir, juste à l’entrée de l’hôpital…

Cette petite escapade nocturne m’aura couté bonbon. 70 centimes l’examen, 2 euros les médicaments et plus de 120 euros la course… En plus, on a raté notre bus déjà payé que l’on devait prendre des « 4000 îles » vers la frontière cambodgienne.

Il est 7h. On prend rapidement un tuk-tuk, direction la gare de Paksé. On réussit à avoir un nouveau bus vers la frontière. Il démarre à 7h30.

On achète un peu d’eau, quelques fruits, et on embarque ni vu ni connu. Direction le CAMBODGE !

J27 Paksé – Kratie

La ville de Kratie est notre premier repère au Cambodge. On y passe une nuit avant de rejoindre la région du Mondulkiri, à l’est du Cambodge.

Dans le bus, on reconnait quelques têtes des îles. Je leur explique notre petit détour nocturne. L’ambiance est au rendez-vous.

On s’apprête à passer la frontière. C’est parti pour une heure d’attente. On remplit les papiers et on donne nos documents. A la place de me prendre une photo, ils m’en prennent quatre. Va savoir pourquoi… On suit les autres. C’est un autre bus qui nous récupère. En attendant les autres, on a le temps d’acheter deux cartes SIM, des biscottes, de l’eau et on s’installe.

On arrive à Kratie début de l’après-midi. Il n’y a rien à visiter. Enfin si, des dauphins… mais bon. On n’est pas trop motivé pour s’entasser dans un bateau rempli de touristes dans l’espoir de voir une ou deux nageoires au loin. On trouve une banque et direction l’auberge. On se repose et on achète nos billets pour l’est du Cambodge.

J28 Kratie – Mondulkiri

6h30 le petit déj’. 7h00 le bus est là. C’est plutôt une navette, car il nous débarque à la « gare ». Là, on déplace nos sacs dans un autre bus et on attend. Il va démarrer une fois rempli, c’est-à-dire deux heures plus tard… Et comme on adore voyager « folkloriquement », que serait un voyage sans les poules !!

La dernière arrivée met tranquillou toutes ses cages remplies de poussins à l’arrière du bus. Le conducteur, quant à lui, adore la musique techno khmère. Un quart d’heure c’est encore marrant. Mais plusieurs heures de musique psychédélique entrecoupées par des gloussements de poules. Merci.

On n’est pas les seuls étrangers à profiter de cette ambiance. Au fond du bus se cache une petite Suisse de 19 ans qui voyage depuis un bon moment seule : Australie, Nouvelle Zélande, Bali,… Elle va également dans la même ville que nous et a un programme similaire au notre. On s’échange nos coordonnées.

On arrive à Sen Monorom. On marche environ une heure avec nos sacs sous 35° pour rejoindre l’auberge. Sur la route, Gaëtan trouve un billet. Enfin, la moitié d’un billet de 100 dollars ! L’autre moitié est peut-être dans les parages. Cinq mètres plus loin, je la vois ! On se dit alors que ça va un peu couvrir les frais du fameux taxi nocturne. Contents, on poursuit notre route avec un seul objectif en tête: trouver du papier-collant.

Pour 6 dollars la nuit, on a réussi à dégotter un bungalow perdu dans la pampa. Cela équivaut à moins de 5 euros. Le Riel est la devise du Cambodge mais comme il a une faible valeur, tout se règle en dollars. On s’attendait à pire. Un peu comme ce que nous avons vécu à Pai en Thaïlande.

Quelques marches nous séparent de l’étage où l’on dormira. Une moustiquaire est bien présente puisqu’il y a des trous dans le plancher. Mais c’est extrêmement correct et le cadre est magnifique. La petite structure d’à côté abrite quant à elle des chevaux au rez-de-chaussée et une chambre à l’étage. On se dit que l’on doit peut-être s’attendre à une visite de quelques poneys à un moment ou à un autre.

On déplie le hamac que nous avons à notre disposition et repos.

On s’aventure en ville pour grignoter un coup et pour programmer la suite de notre voyage. On trouve notre bonheur. Deux jours dans la jungle. Une journée de trek d’environ vingt kilomètres, une nuit dans la jungle et une journée avec des éléphants. On s’assure d’abord que ce n’est pas le même genre de bordel que l’on a pu voir il y a quelques semaines où des légions de Chinois grimpaient sur ces bêtes pour faire le tour d’un rond-point au centre-ville… On réserve et on rentre.

L’auberge dispose d’un petit restaurant et d’un billard. Contrairement à la Thaïlande, au Laos et au Cambodge, le billard est gratuit. On y passe toute la soirée.

J29 Mondulkiri

Le trek de deux jours est réservé pour le lendemain. Du coup, on a une belle journée « Farniente » devant nous. Au programme : hamac, musique, rédaction et billard. Fin d’après-midi on rencontre deux Françaises qui entament leur voyage de trois semaines au Cambodge. Elles paraissent un peu anxieuses et nous posent un milliard de questions. Elles nous racontent leurs débuts. Nous on fait tilt lorsqu’elles évoquent le poids de leurs sacs. Le triple des nôtres pour deux fois moins de temps… Elles s’étaient préparées comme si c’était un pays post apocalyptique. Un aspivenin dans le cas d’une morsure, une trousse de premier secours comme si elles partaient pour la guerre, des vêtements d’Inuits alors qu’il fait minimum 30°… Elles ont bien rigolé quand on a dit que l’on avait que cinq slips et quelques t-shirts. Mais bon, chacun sa façon de voyager !

J30 Mondulkiri

On est en ville à 7h30. On a rendez-vous à 8h00. On déjeune et un 4×4 débarque. On aperçoit au loin la petite Suisse, Loïse. Elle a réservé la même formule que nous. On apprend que l’on sera à six au total. La veille on nous a dit que l’on commencera par la randonnée et que le lendemain on passera la journée avec les éléphants.

La voiture s’arrête à un moment et on sort. La guide se présente. Elle nous donne à chacun de l’eau et deux gros troncs de bambou en nous mentionnant que c’est le p’tit déj’ des éléphants. Bon, visiblement le programme est inversé. Aucune importance pour nous.

On effectue le trajet vers la réserve des éléphants avec trois personnes. Un couple de Parisiens et une autre Suisse. Tout le monde parle français. Ça change un peu.

Après une heure de marche, on voit au loin deux imposantes masses grises. L’une a 50 ans, l’autre 60. On nous explique, que la doyenne des éléphants est décédée à 95 ans il n’y a pas si longtemps que ça.

On nourrit ces grosses bébêtes avec les troncs de bambou et avec quelques bananes. Elles sont très dociles. Elles se laissent caresser. Sur le dos de chaque éléphant, un Mahout est présent. C’est leur maître et soigneur.

Elles s’en vont et nous on se dirige vers l’endroit où on va prendre notre repas. La guide nous concocte un plat et nous on se baigne pendant ce temps-là.

Après le repas, on voit les deux jeunes Khmers entrer dans l’eau avec les éléphants. Les deux femelles commencent à jouer en foutant de l’eau partout. On les rejoint. On les lave et on admire le spectacle.

C’est reparti pour une randonnée pour quitter la réserve naturelle. Une petite camionnette nous attend au bord de la route. On dépose les trois personnes qui n’avaient opté que pour une journée dans la jungle et le conducteur nous conduit vers notre hébergement. Une hutte au milieu de nulle part. À l’intérieur, trois hamacs avec moustiquaires intégrés. Dans la « salle de bain », le coin douche se résume à un tuyau en PVC bleu sortant de la cloison en paille, avec un robinet type Shell pour l’actionner. Le tout, à l’air libre. Finalement, pourquoi avoir une toiture ? Prendre une douche sous les étoiles c’est quand même vachement plus marrant.

On s’endort après un repas concocté par les habitants de la hutte d’à côté. Après avoir vu des araignées de minimum 12 cm de diamètre, on est tous les trois contents d’avoir chacun sa moustiquaire.

J31 Mondulkiri

On est debout très tôt. On admire le lever du soleil pendant le petit déjeuner. On ramasse nos affaires et c’est parti pour une belle marche. On va d’abord parcourir des champs, des vallées et traverser une rivière avant de rejoindre notre premier stop dans la jungle: une petite chute d’eau près de la laquelle notre guide fait un feu. Pendant que nous on se baigne, il coupe un bambou. Il y intègre tous les ingrédients que l’on a coupés et le met dans le feu. Une heure plus tard, on déguste le plat. Il nous sert dans des assiettes improvisées : des sortes de rigoles en bambou qu’il a coupé préalablement. Il nous fait également des verres « maison » dans lequel il partage la petite canette de bière qu’il avait emportée avec lui. C’est juste super bon.

En plus, on est persuadé d’avoir eu le meilleur guide du coin. Hormis le fait qu’il était doué dans tout ce qu’il entamait, il devait aider les deux – trois guides que l’on a rencontrés sur la route. Soit pour leur faire un feu ou pour d’autres trucs. Un MacGyver Khmer !

Il nous emmène vers deux autres chutes d’eau et on entame doucement la route de retour. Un orage éclate. Ce seront nos premières gouttes de pluie… depuis le départ de Bruxelles. Ça par contre, ça ne nous manquait pas. La bière oui mais pas la pluie…

On arrive au village tous trempés (à vrai dire, c’est dur de percevoir la différence entre un t-shirt humide et un t-shirt rempli de sueur, et c’était plus le second…). On nous sert un thé pour se réchauffer et on patiente que quelqu’un vienne nous récupérer pour nous déposer en ville.

On a un bus de nuit à 22h30 vers Phnom Penh, la capitale du Cambodge. On réussit à louer une chambre pour une grosse heure, le temps que chacun prenne sa douche. Bien évidemment une douche froide, car pour une chaude, on devait payer le double du prix. On a préféré investir cette somme dans trois bières biens fraiches que pour ce luxe de bourgeois.

Après quelques parties de billard, on s’en va vers le bus. On est pommé. Personne ne parle anglais. Personne ne nous comprend. Et le bus n’est pas là où il doit être. On erre un peu dans le centre à la recherche de ce maudit bus qui part dans quelques minutes. On le trouve finalement. On embarque et on s’endort avec un gros ronfleur à côté…

J32 Phnom Penh

On arrive dans la capitale à 5h du matin. Rien n’est encore ouvert. On fait un gros câlin à la petite Suisse. On la considère un peu comme notre petite sœur. Elle s’en va dans quelques jours pour le Vietnam. Nos chemins se séparent ici à Phnom Penh. On prend un tuk-tuk vers l’hôtel.

On se fait accueillir par une dame khmère qui parle parfaitement français. Elle nous enregistre et nous offre un petit déjeuner gratuit. Elle nous donne quelques astuces comme par exemple une application pour réserver un tuk-tuk. Désormais, le prix est calculé à l’avance, fini les négociations.

Entre temps, la ville se réveille doucement. On fait quelques visites et on termine la matinée par le S-21. Un centre interrogatoire des années septante, qui a vu défiler plus de 14.000 personnes sous l’occupation du pays par les khmers rouge. Environ 200 ont survécu. On sort de là. On se sent tout petit. Il n’y a pas de mot pour décrire cet endroit.

L’après-midi on fait deux marchés et on rentre. Sur la route on réserve un bus pour le lendemain vers Siem Reap.

J33 Siem Reap

On a pour quelques heures de route devant nous. On arrive début d’aprèm à Siem Reap. On se pose et après un marché sympatoche, on rentre. On économise nos forces pour les jours à venir. On compte visiter Angkor, un site archéologique qui fût à l’époque l’une des capitales de l’empire khmer. On se fait un programme plus ou moins bateau et on s’endort.

J34 Siem Reap – Angkor – Jour 1

On prend un tuk-tuk pour rejoindre la ville. Notre hébergement était un peu décentré. On s’arrête à mi-chemin entre le centre de la ville et l’entrée du site d’Angkor. On essaye de trouver un endroit pour déjeuner. En vain. Tout à l’air d’être fermé. On trouve finalement une place dans un petit restaurant à l’air libre remplis de khmers. On n’a pas trop le choix pour le menu. La spécialité de la maison : poulet grillé avec du riz… Énième fois pour bien entamer la journée, rien de mieux qu’un bon bol de riz…

Une fois rassasié, on appelle un autre tuk-tuk. Avant de nous embarquer, il nous demande si on a les entrées. Négatif chef ! Et hop, c’est parti vers la billetterie à l’autre bout de la ville.

Un immense bâtiment avec un parking digne d’un stade de foot se dresse devant nous. Tout ça, pour acheter un billet… Mais on comprend rapidement pourquoi quand on voit la foule de touristes…

Pas donné une entrée pour trois jours… Mais je crois que l’on aurait payé le double ou triple si nécessaire. On a tellement entendu parler de ce lieu qu’il était hors de question de passer à côté.

On reprend notre moyen de transport favori et après quelques kilomètres il nous dépose à l’entrée.

Il est 9h. La foule qui est déjà là… On a du mal à y croire.

On commence par l’Angkor Wat. C’est le monument emblématique du pays. On le trouve un peu partout dans le pays. Même une bière porte son nom (pas la meilleure au passage mais on s’habitue rapidement).

On poursuit vers Bayon, un temple situé à l’intersection des routes Nord-Sud et Est-Ouest. Sublime.

Le site ferme à 17h30. Il nous reste encore un peu de temps pour voir quelques petits temples dans le Nord-Ouest.

On finit la journée en prenant des clichés du coucher de soleil sur Angkor Wat.

J35 Siem Reap – Angkor – Jour 2

On a eu le coucher. On veut également le lever ! Encore une mauvaise idée … On est debout à 4h. La veille, on a demandé au dernier tuk-tuk qui nous a déposé de venir nous prendre à 4h30.

4h50 et le coco n’est toujours pas là. On patiente. À 4h57 on voit une lumière au loin. Cool, il est enfin là. Une fois garé, on va dans sa direction. Ce n’est pas lui… C’est un autre conducteur pour un couple qui avait aussi réservé. Bon… Nous on attend notre tuk, lui ses clients. Ni l’un ni l’autre ne se pointe. On conclut un marché. Il nous prend.

Le site ouvre à 5h. Le lever est prévu pour 6h15. On se place au bord de l’eau et on attend. On va attendre longtemps. Il n’y aura pas de lever ce matin. Enfin si, le soleil est bien présent mais le ciel est couvert. Bon… On se dit que la journée ne fait que commencer.

On prévoit de voir toute la partie Est du site aujourd’hui. On marche quelques kilomètres et on arrive un peu avant 9 heure à Banteay Srei. On est les seuls. C’est génial. Un temple que pour nous. La déception matinale est passée. C’est juste bluffant.

On déjeune près d’une école. Un « tuk-tuk boulanger » se tient à l’entrée. Les enfants m’aident à choisir car tout à l’air bon et je ne sais pas quoi nous prendre.

Le bidou plein, on s’en va vers le fameux temple de Tomb Raider, le Ta Prohm. On découvre la nature qui a pris le dessus sur l’architecture. Chaque pierre a été conquise une par une au cours des siècles par la jungle. La vue est unique.

On continue notre lancée avec d’autres petits temples. Moins fréquentés et moins connus par les touristes.

Comme nous avons raté le lever du soleil, on se dit que l’on va récupérer par un coucher. On se dirige vers un temple sur un mont près de Bayon, le Phnom Bakeng. De nombreux touristes le grimpent. On fait de même mais à vitesse V-V’. Heureusement car une fois en haut, on apprend que les places sont limitées. Il peut y avoir 300 personnes simultanément. On reçoit un badge lorsqu’une personne quitte le sommet. On obtient les nôtres à temps. On admire la vue et on s’en va en ville.

Un marché nocturne, un bon bol de riz et direction le lit, car on décide de se lever à nouveau à 4 heures du matin pour avoir ce lever coûte que coûte !

J36 Siem Reap – Angkor – Jour 3

Le réveil sonne à 4h. Le tuk-tuk est là à 4h30. On est au bord de l’eau vers 5h10. On sait où se placer pour avoir le meilleur point de vue. On patiente. À 6h16 on a enfin le cliché que l’on désirait. On tarde encore une bonne demi-heure et on revient au centre-ville.

Comme on a visité tout ce que l’on voulait et comme le pass dure 3 jours, on profite pour voir les temples en dehors de l’enceinte d’Angkor.

On part à la recherche d’une boutique de location de vélo. On zappe la première lorsqu’ils nous annoncent que l’on doit déposer 500 euros de consigne par vélo…

Comme on n’a pas encore déjeuné, on cherche en même temps quelque chose à grignoter. On tombe sur une boulangerie française ! Trois pains au chocolat plus un gratuit. Il ne faut pas nous le répéter deux fois.

De la terrasse de la boulangerie, on aperçoit des vélos à louer. On discute avec le propriétaire. On lui explique que le temple que l’on veut visiter se trouve à 20km. Il nous fait un petit topo sur l’état des routes et nous convint de prendre un tuk. Pourquoi pas. Il nous propose un prix, je lui propose le mien. On finit par trouver un bon arrangement. Il nous recommande la visite d’un village à plus de 50km. C’est un village flottant. C’est un peu une nouveauté pour nous. On valide et on monte dans son tuk-tuk.

Quelques kilomètres avant l’entrée du village, il s’arrête pour que l’on puisse prendre les tickets. On apprend qu’il s’agit d’un tour en bateau pendant une heure. Le prix ? L’équivalent de la moitié du ticket de trois jours pour Angkor ! Hors de question que l’on paye ça… C’est exorbitant.

J’engueule le conducteur qu’il ne nous a pas prévenu. Que son faux-plan il peut se le garder. On rebrousse chemin. On arrive au temple que l’on voulait voir initialement. Là, on le fait poireauter un bon moment. Il a voulu nous avoir, il va nous attendre ! On prend tout notre temps, presque deux heures pour faire environ huit kilomètres. On est sûr qu’il a dû croire que l’on voulait le semer car quand on l’a vu, il roulait à notre recherche !

Comme il n’a pas respecté sa part du marché, je lui ai proposé soit de réduire sa rémunération soit de nous déposer là où l’on voulait. Il savait que j’avais raison. Il n’a même pas chicané.

On débarque à la porte Est d’Angkor et on marche. L’après-midi on la passe dans des hamacs d’un petit restaurant local.

Vers 15 heures on quitte les lieux. On désire faire encore quelques photos de Bayon que l’on a vu il y a deux jours.

Après deux heures de marche, un policier en scooter nous interpelle. Il nous demande pourquoi on est à pieds. On lui rétorque que l’on ne roule pas sur de l’or et qu’au moins comme ça on visite tout ! Il nous salue et s’en va. Il s’arrête 100 mètres plus loin. Il regarde au loin et interpelle un jeune khmer qui arrive aussi en scooter. Ils s’échangent quelques mots et le flic nous appelle. Il nous explique qu’ils vont nous déposer au temple. À cinq kilomètres de là ! C’est la meilleure ! Un lift gratos ! Comment ne pas dire oui ! On grimpe avec la banane jusqu’aux oreilles ! On les remercie chaleureusement, on se prend en selfie avec eux et on poursuit notre chemin. Ce genre d’attitude nous a juste bluffé. On s’attendait à tout sauf à ça. Deux inconnus qui nous proposent de l’aide contre une poignée de mains. On s’en souviendra encore longtemps de cet épisode.

On rentre juste après le repas. On est debout depuis 17 heures. Il est temps d’aller pieuter.

J37 Siem Reap – Bangkok

Notre pass d’entrée d’Angkor est terminé. On se lève très tard. On récupère nos heures de sommeil. En trois jours on aura fait 74 km à pieds. Une fois les sacs bouclés, on part en ville. On les dépose dans le bureau où l’on a réservé nos billets pour le bus de nuit vers Bangkok.

La journée s’écoule tranquillement. On est tout sauf pressé. Vers 17 heures on se fait un petit billard. 11 victoires d’affilée. Il n’y a plus personne à défier. On s’en va.

La veille, lors de la réservation du bus, on nous a bien confirmé que chacun aura son lit. On l’avait quand même redemandé deux fois pour être sûr. Tout content de dormir séparément, on se dirige vers nos numéros. On remarque qu’il n’y a pas de lit mais des gros fauteuils inclinables. Bon… on fait avec. Chacun sa couette et dodo. On va nous réveiller seulement à la frontière.

J38 – J42 Bangkok

Les bureaux d’immigration ouvrent à 6 heures du matin. On fait la file pendant quasi deux heures. On obtient nos visas et on reprend le bus. On arrive dans la mégapole asiatique début de l’après-midi. Le retour à la « civilisation » est dur. C’est une vraie ruche. C’est toute la population belge réunie sur quelques dizaines de kilomètres carré. Il y a environ dix millions d’habitants…

Pour rejoindre notre hébergement on empreinte deux métros aériens. On y restera trois nuits.

Pendant ces quelques jours on fera des marchés et deux temples bien sélectionnés préalablement. On en a vu tellement que l’on ne choisit que les plus atypiques.

On a vu des contrefaçons de tout. Les nouveaux smartphones « made in Vietnam » sont juste bluffants. On voit à peine que ce sont des faux.

On visite également une tour qui offre une vue panoramique de la ville. Le ticket d’entrée comprend un buffet de fruits. On ne s’en prive pas puisque ce matin on n’avait pas déjeuné.

Pour rejoindre un des temples de l’autre côté du fleuve Chao Phraya, on fait la file avec les locaux. Pour 40 centimes le ticket. La file européenne facture une dizaine d’euro si pas mieux. Certes on doit attendre un peu plus, mais ce n’est pas le temps qui nous manque.

Et voilà, dernière bouffe locale avant le vol. On a les yeux plus gros que le ventre.

L’avion décolle à minuit heure locale. Dans quelques heures on est à la maison. On atterrit à Bruxelles à 6h30 du matin. J’ai eu la bonne idée d’être en short. Il fait gris, il fait moche, il pleut et il y a environ 40 degrés de différence. Mais je fais avec !

Une fois les bagages récupérés, on retrouve nos familles. Les sourires et les câlins sont au rendez-vous. Après ces quelques semaines passées ensemble tel un vieux couple, on se quitte avec Gaëtan.

On se retrouve quelques jours plus tard. On rigole en se remémorant les histoires les plus farfelues. On est sûr d’une chose : ce voyage restera gravé à jamais dans nos mémoires.

Merci de m’avoir suivi.

Merci pour tout le soutien que j’ai reçu.

Merci pour tous les encouragements et les conseils que j’ai pu obtenir.

Kam.

P.S. : Ah oui, voici le résultat des courses :

  • 10.000 kilomètres en avion
  • 4.902 kilomètres en bus
  • 675 kilomètres à pieds soit 898.749 pas
  • 280 kilomètres en bateau
  • 190 kilomètres à vélo
  • 20 kilomètres en kayak

Et quelques centaines de kilomètres en tuk-tuk mais ça c’est une autre histoire !

 

 

 

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J19

J16 – Chiang Rai – Hoeui Sai – Pak Beng On est debout très tôt. On doit déposer la clé de la chambre. L’accueil se trouve dans la boulangerie. Mais…

J16 – Chiang Rai – Hoeui Sai – Pak Beng

On est debout très tôt. On doit déposer la clé de la chambre. L’accueil se trouve dans la boulangerie. Mais à 5h45 tout est encore fermé et il n’y a personne. On sonne plusieurs fois mais personne ne répond. On glisse la clé entre les deux portes et on attend. La dame de l’accueil devait nous fournir un petit déjeuner pour la route… Que nenni, elle est toujours dans les bras de Morphée à cette heure-là. Le bus doit arriver à 6h00. Il est déjà 6h40…
On voit un minivan arriver. On prend les deux dernières places disponibles. C’est parti pour plus de deux heures de route vers la frontière.

Arrivé là, c’est un peu la pagaille… On attend plus d’une heure pour obtenir un visa. Une fois obtenu, on passe la frontière. C’est parti pour le LAOS !!

On se dirige vers un « tuk-tuk king size »… Il nous dépose d’abord dans un petit village dans lequel on s’approvisionne. On rencontre deux Américains qui n’y vont pas par les quatre chemins… Une caisse de bière rien que pour eux pour bien entamer ce périple. Et comme ils prennent une quantité importante, ils ont droit à quelques kilogrammes de glace en bonus.

Après une douzaine de kilomètres on aperçoit pour la première fois le Mékong, la mère de tous les fleuves. On se dirige vers le bateau dans lequel on passera plus de sept heures le premier jour et environ huit le lendemain.

Nos places sont numérotées. On s’assoit et on admire le bordel en cours. Peu de monde a remarqué la numérotation ce qui engendre des conflits entre ceux qui veulent prendre leur place et ceux déjà installés un peu n’importe où. Ça devient un gros poulailler en quelques minutes.

Le bateau démarre. On partage notre banquette avec un Français un peu plus âgé que nous, un Finlandais asocial, une jeune Anglaise et une dame qui voyage seule depuis plus de cinq ans.

Notre voisin s’appelle Bernard. Il frôle la septantaine facile. Il voyage seul. À l’époque, il avait commencé l’architecture comme nous. C’était l’ère de la grosse table à dessin. Mais ce n’était pas sa voie puisqu’il a changé rapidement. Aujourd’hui, il est journaliste à la retraite. C’est un papy complètement déjanté, riche en histoires. Entre nous, on finira par le surnommer « Bernard l’Hermite » !

Le bateau est rempli à craquer. Plus d’une centaine de personnes à bord. Et parmi eux, une dizaine d’Australiens âgés de 18 à 20 ans…  qui n’ont qu’un seul objectif : faire la fête. C’est parti pour plusieurs heures de pur bonheur auditif. Les heures passent et le petit groupe devient de plus en plus amoché. Résultat ? Une jeune blonde pourra prétendre qu’elle s’est au moins baignée une fois dans sa vie dans le Mékong. Elle chute du bateau sans faire exprès. Et la cerise sur le gâteau? Le bateau poursuit comme si rien n’était. Ses amis se mettent à paniquer. Personne n’est capable de les aider. On voit progressivement la blondinette disparaitre à l’horizon.

Quelques minutes plus tard, le capitaine vient les prévenir que l’on se charge de leur amie. Un bateau rapide l’a secouru.

Tout le monde se met à applaudir le sauveteur et elle croit que c’est pour elle… Ce petit accident ne les empêche bien évidemment pas de continuer là où ils s’étaient arrêtés… Elle avait visiblement besoin d’un petit rafraîchissement.

On arrive enfin à Pak Beng. C’est un petit village dans lequel on passera la nuit. On dépose nos affaires à l’auberge et on part se trouver de quoi manger.

On entre dans un petit restaurant. On commande et avant l’arrivée des plats on nous offre deux shots de whisky laotien. Surpris, on ne dit pas non!
On termine à peine de manger qu’une personne m’interpelle. Chez nous, c’est plutôt un vendeur de roses qui passe de table en table. Là, c’est un dealer. Il me demande si je veux un petit joint ou de l’opium… Bien sûr ! On lui dit gentiment qu’il peut aller se cuire un oeuf à la table d’à côté et on paye l’addition.

Comme il était encore assez tôt on opte pour un petit billard. Sur place, on rencontre un groupe que nous avons vu de loin dans la file à la frontière le matin même. Une Lilloise en fait partie. C’est une jeune psychomotricienne qui voyage depuis plusieurs semaines en Asie et qui a la tête remplie de projets plus fous que les miens. Elle deviendra notre « Chtie » d’Asie !

J17 – Pak Beng – Luang Prabang

Le bateau repart à 9h. Avant le départ on fait quelques échoppes pour trouver des nouvelles cartes SIM. On en trouve pour un dollar et un autre dollar la recharge, autant dire quasi gratuites… On déjeune et on prend le bateau. Il est légèrement différent celui-là. La veille, on avait des tables et des bancs en bois. Aujourd’hui, chaque siège est diffèrent. C’est un melting pot de différents sièges de voitures. C’est beaucoup plus folklorique. Du coup, on a d’autres voisins : deux dames Québécoises assez sympatoches et le groupe de Français de la veille.

On n’entend plus les gugus d’Australie. Ils dorment sagement à l’arrière.

On n’a plus de réseau depuis 36 heures. À l’arrivée on a beaucoup de mal à trouver un hébergement. On apprend que c’est le Nouvel An Chinois. Tous les établissements sont remplis à craquer.

On finit par en trouver un et on s’installe. C’est parti pour une première soirée à Luang Prabang. À l’arrivée, on sent directement le passage des Français avec le style colonial omniprésent du début du XXème siècle. Les rues sont ordonnées, les bâtiments ont bien vieillis et les gens ne vous harcèlent pas pour l’achat de babioles au marché. On ne tarde pas trop ce soir.

 J18Luang Prabang

On change d’endroit. On est parvenu à réserver un hôtel qui a l’air un peu plus potable. On fait le checkout et on s’en va. En rue, on rencontre les deux Québécoises. On leur explique que finalement on n’a pas dormi dans la rue et que ce que nous avions trouvé était correct. On apprend que notre nouvelle réservation est l’endroit où elles ont passé la nuit. Elles nous disent qu’elles voulaient prendre quelques nuits en plus mais que quelqu’un a réservé avant elles. En rigolant, elles nous rétorquent que c’est peut-être nous et qu’elles avaient la chambre 10. Sur cela, on leur souhaite bonne route et on s’en va.

On reçoit les clés de notre chambre. Le numéro 10 bien évidemment. Ça ne peut arriver qu’à nous ça. On rigole un bon coup et on part à la découverte de la ville.

On commence par un jardin botanique. Les tarifs varient en fonction des activités sur place. Du coup on ne prend que le pack basique. Le prix d’entrée avec le transport en bateau et la visite d’une demi-journée. On finit par y passer quasi toute la journée et on nous invite à participer à deux cours : un sur le tressage en bambou et l’autre sur les orchidées. Tout ça sans frais supplémentaires !

On continue par une visite de quelques temples et on termine avec une ascension de 300 marches du Mont Phousi qui se trouve au centre de la ville.

J19Luang Prabang

On entame la journée par un changement d’hébergement. Sur la route vers la nouvelle auberge, on loue des vélos. Objectif du jour : les cascades de Kuang Si situées à 35km de Luang Prabang. Comparé à Doi Poi en Thaïlande, c’était certes plus long mais moins physique.

Au Laos le moindre truc est payant. À l’arrivée, on nous demande de garer nos vélos et de payer pour les attacher à un bout de bois… Hors de question surtout que l’on a dû déposer une caution astronomique et faire 35 bornes à pieds si on les retrouve plus n’était pas envisageable.
On rebrousse chemin. 100m plus loin on trouve un poteau en béton, on les cadenasse, et on se dirige vers l’entrée.

On rencontre le groupe de Français avec qui on passe nos soirées. Pour se rendre aux chutes, ils ont opté pour un minivan. En voyant nos t-shirts ils nous demandent où l’on s’est baigné car ils ne nous ont pas vu. On leur explique que l’on vient d’arriver à vélo et que l’on a un peu chaud… Ils ont bien rigolé.

Quelques minutes plus tard, on est dans l’eau. Elle est super froide mais ça nous fait un bien fou. On prend notre temps pour se reposer. On mange sur place pour un rien et ensuite on commence à rentrer doucement.

Il fait déjà plus frais, genre 29 degrés… En roulant, quelques p’tis goss veulent nous faire la course. On joue un peu avec eux. On les laisse gagner et on s’en va avec d’énormes sourires sur nos tronches.

La nuit tombe et il nous reste quelques kilomètres. On arrive pile avant 19 heures pour la fermeture de la boutique de location et on restitue les vélos.

Une p’tite soirée avec les Français et dodo !

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J15

J12 – Chiang Mai – Chiang Rai Finalement on ne parvient pas à réserver le bus. La veille, pendant que je grifonnais au bar de l’auberge et que Gaëtan dormait,…

J12 – Chiang Mai – Chiang Rai

Finalement on ne parvient pas à réserver le bus. La veille, pendant que je grifonnais au bar de l’auberge et que Gaëtan dormait, j’ai réussi à nous dégoter un Uber avec deux anglaises. On se lève plus tôt que prévu pour déjeuner. Tout le monde est à l’heure. On arrive à la gare. Et là… pas de bus avant 14 heures.
Comme on avait que quelques heures et nos sacs à dos, on n’allait pas faire une randonnée. On opte pour un bon pti’ café européen avec enfin un réseau Wi-Fi convenable et on patiente.

On revient à la gare. On choisit nos places à l’avance. On sait lequelles prendre. On s’installe. On passe trois heures à s’amuser avec les gamins de derrière à tuer les moustiques.

On s’installe à l’hôtel et direction le marché nocturne. On mange comme des goinfres ce soir. Deux plateaux de fritures chacun pour moins de trois euros par personne.
C’est la première fois que personne ne nous acoste au marché. Ça fait du bien.

On termine la fameuse journée « Saint-Valentin » dans un bar sur un toit en mode « amoureux » loin de nos chères et tendres…

J13 – Chiang Rai Sud

Nouvelle journée, nouvelle auberge. À la réception on recontre une mamie thaïlandaise hors du commun. 1m50 de haut, une bonne 60aine mais au taquet ! Super chouette ! On discute un peu et elle nous aide à trouver un endroit pour louer des vélos. On lui explique que l’on se déplace souvent par ce moyen de transport. La tête qu’elle tire lorsque l’on lui raconte notre petit tour à Doi Pui. On rigole un bon coup tous ensemble.

C’est parti pour une petite escapade sous 38°C. Mais d’abord faut recharger les cartes SIM. On doit pouvoir se géolocaliser. Quelques croquis dans une boutique pour se faire comprendre (car la vendeuse avait un anglais plus que basique…) et on prend la route.
Direction le fameux Temple Blanc dans le Sud de Chiang Rai.

Sur la route, on s’arrête pour visiter quelques temples. Après une 20aine de kilomètres on arrive au Temple Blanc.

Il est environ 13h. On ne rencontre pas beaucoup de difficultés à garer les vélos. Tous les emplacements sont vides. Il n’y a que nous et en voyant nos t-shirts bien humides on nous sourit comme d’habitude!

Après la visite on se dirige vers un parc en périphérie de la ville. Le plus grand rassemblement de montgolfières d’Asie débute cet après-midi. On cadenasse les vélos à une structure en béton et on nous indique que l’on  doit emprunter une navette gratuite vers le lieu du festival.

Il fait atrocement chaud. On se repose à l’ombre dans une petite échoppe.

On apprend que le festival débute vers 16h. Mais comme on a déjà bien assimilé les moeurs du pays, on sait que ça sera plus tard.

La première montgolfière décolle vers 17h30.
S’en suit un ballet aérien extraordinaire. Une après une, apparaissent au loin, des montgolfières plus loufoques les une que les autres. C’est génial de voir toutes ces silhouettes qui se mélangent au loin avec les derniers rayons de soleil.

Et ce dernier se couche assez rapidement par ici. Pas une excellente nouvelle pour nous ça. L’application sur nos smartphones nous indique que ça prend environ 50 minutes en voiture. Sauf que nous on doit pedaler…

À notre grande surprise, les routes sont bien éclairées et le relief quasi plat. Le retour nous prend 1h05. Pour le pimenter un peu, on décide de dépasser tout ce qui bouge à la façon locale en cramant tout naturellement tous les feux.

On dépose les vélos chez la mamie car la boutique de location est déjà fermée. On les garde pour demain pour faire cette fois-ci le Nord de Chiang Rai.

On fini la journée avec 48km à vélo et 16km à pieds.

J14 – Chiang Rai Nord

On doit réserver une autre auberge. Celle de « notre mamie thaï » est complète pour ce soir. On trouve rapidement une nouvelle et on dépose nos sacs. Direction les sources d’eau chaudes au Nord de Chiang Rai.

Sur la route on s’arrête à quelques reprises pour boire et pour visiter. On arrive aux sources… un peu déçus à vrai dire. Pour commencer on est les deux seuls touristes… Ensuite, devans nous, se dressent quatres gitantesques fontaines… On immite les personnes présentes et on fout nos pattes dedans. Mauvaise idée. Très mauvaise même. Impossible d’estimer la température. J’arrive à tenir 60 secondes montre à la main alors que mon voisin est complètement dedans. Puis un thaï nous voyant galérer nous montre du doigt la fontaine d’à côté. On suit ses instructions. C’est déjà vachement mieux. Là on profite un peu. On voit par contre notre ex-voisin sortir de la fontaine précédente. Tout rouge. Limite brulures au énième degré… mais il va visiblement très bien… un peu fou le type…

À quelques kilomètres de là se trouve une chute d’eau que l’on nous a conseillé. Mais là, la route est plus difficile que prévu. La température, ma fatigue chronique et mes vertiges à répétitions nous ralentissent sacrément. On arrive malgré tout à la pancarte qui nous indique qu’il y a d’abord une petite rando à faire avant d’arriver à la chute.
Une fois en haut, on profite de la vue et on se repose. Seuls quelques papillons et une araignée nous accompagnent. Il n’y a personne d’autre.

On se met doucement sur les selles. On opte pour un chemin non balisé et un peu plus rural pour rentrer. Pourquoi faire les choses comme tout le monde… Pendant une 20aine de kilomètres on rencontre quasi personne sur nos routes.
Par contre de loin on voit une statue gigantesque… On ne l’avait pas prévu dans le planning de la journée. Et hop, petit détour. Comme si ce n’était pas assez, on doit gravir une pente infernale avant de rejoindre la première des 300 marches vers ce temple monumental.
Mais ça valait le coup.

On a encore pas mal de route pour rentrer. On repart avant le coucher du soleil. Là, comme la veille, en roule en mode thaï. On arrive pile avant la fermeture pour restituer nos bolides.

On réserve nos billets de bus pour le Laos et on fini la journée avec 52km au compteur de la bicyclette et 10km à pieds.

J15 – Chiang Rai

Dernier jour dans la province de Chiang Rai. On a prévu de cuisiner. On s’est inscrit à un cours en pensant à nos gentes dames restées à Bruxelles. Comme ça au moins on pourra leur concocter quelque chose de bon à notre retour!

Après un copieu petit déj’ compris dans le prix de l’auberge qui fait en même temps boulangerie, une voiture s’arrête pour nous. On s’attend à être plusieurs et là on a visiblement un cours privé car d’une petite bagnole sort une toute petite dame. On entre dans sa voiture et on fait rapidement connaissance. Elle est si petite que son siège est avancé au maximum pour toucher les pédales. Dès les premiers instants on sent que le courant va bien passer !

Elle nous demande tout d’abord quels sont les plats que l’on veut cuisiner. On lui dit ce que l’on veut et hop, direction le marché. Entre les différentes échoppes, elle nous explique comment choisir tel fruit ou tel légume. Elle nous enseigne également quelques bases sur sa culture chinoise et comment ces confrères fêtent le nouvel an (qui est en cours).
Ensuite, passage dans le rayon ‘fruits de mer’ pour un cours rapide sur les crevettes. Elle me demande si j’ai déjà goûté une crevette avec sa tête. Je lui répond que chez nous on garde principalement que le corps. Alors elle me fait une proposition : « Si j’achète, tu manges! Car chez nous on mange tout! » « Ok, Madame ».
Dans la culture chinoise, ils ont un proverbe : « Tout ce qui a quatre pattes se mange, sauf la chaise ». Sur ses sages paroles on s’en va du marché.

Sur la route elle nous demande si on a une idée de comment est produit le riz. On lui explique ce que l’on sait. Elle nous emmène dans une petite ferme et nous montre une sorte de moulin médiéval avec un moteur diesel. Première découverte de la journée.

Après ce bref stop, on se rend chez elle. Elle vit avec un professeur à la retraite. Elle nous sert un bon pti’ jus de citrouille pour nous désaltérer. Le temps qu’elle prépare la cuisine, on fait connaissance avec son mari. Il nous raconte quelques anecdotes de ses cours de sciences qu’il donnait en Angleterre.

Encore un passage dans son jardin bio pour cueillir les herbes aromatiques manquantes et on commence le marathon.

Plus de trois heures de cuisine pour préparer trois plats différents, un jus maison et un dessert. On a fini par prendre la moitié qui restait à emporter. On a cuisiné pour un régiment…

Avant de repartir, on passe dans son deuxième  jardin où elle a sa propre plantation d’ananas. Elle nous donne plusieurs détails sur la culture de ces derniers et on s’en va.

Sur la route, elle nous explique que le karma a une place très importante dans sa culture et que la partage est également un de ses piliers. C’est la raison pour laquelle nous devons donner à manger aux poissons de la rivière d’à côté. Elle nous emmène alors dans un coin paumé… Il n’y a que nous trois. On nourrit ces gros poissons pour respecter l’équilibre disons « astral » et on reprend la route.

Elle a une de ces façons de conduire… Tcheu dit. La route est plus que droite. Elle arrive quand même à y slalommer sans raison particulière. C’est assez marrant.
Tout un coup, elle voit des agriculteurs sur sa gauche, planter du riz. Immediatement, elle nous lance si on veut voir ça de près. Biensur ! Cinq minutes plus tard, on se retrouve en train de planter du riz. Va savoir ce qu’elle leur a dit mais ils nous ont appris le geste et c’est parti !

On se lave les pattes car on était dans une boue d’environ 30cm et on croit que l’on rentre bientôt. Beh c’est raté car on dit encore oui à sa prochaine proposition.
« Vous aimez le café? » Oh que oui! Nous voilà dans une autre ferme où il sèchent les grains de café. Elle baratine quelque chose et on se retrouve à déguster du thé à base de fleurs de café. Excellent ce petit goût caféiné dans le thé!

Quand elle voit la jeune fille qui nous a servi le thé s’en faire un pour elle-même mais avec des glaçons et une sorte de gélatine noire que l’on trouve uniquement en Chine elle nous demande si on connaît et si on veut goûter. En disant oui, on s’attend quand même pas à ce qu’elle prenne une cuillère, pioche dans le verre de la jeune fille et nous fasse gober le truc l’un après l’autre ! Ça c’est fait ! Si on a une indigestion, on saura à cause de quoi.

Sur le chemin de retour, elle propose aux deux backpackers sur le bord de la route son aide. Une mamie en or cette femme. Mais ils preferent opter pour un bus… tant pis pour eux !

Un pti’ selfie, une grosse accolade et on lui remercie chaleureusement pour cette journée de malade.

Nous qui pensions se retrouver dans un cours de cuisine à plusieurs et revenir vers 14h… Il est presque 17h30. On part se promener dans la ville et grignoter un pti’ truc avant de pieuter car on a le bus vers le Laos très tôt demain matin.

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J11

J8 Chiang Mai – Pai On quitte Chiang Mai. Un pick-up nous attend. En voyant l’engin on se pose quand même quelques questions… mais soit. On va faire avec. Après…

J8 Chiang Mai – Pai

On quitte Chiang Mai. Un pick-up nous attend. En voyant l’engin on se pose quand même quelques questions… mais soit. On va faire avec. Après quelques minutes, le conducteur s’arrête et prend deux autres personnes. Il finira par nous déposer à la gare des bus. Là, le « bon plan » des places près des issues de secours n’est plus d’application.

On passe plus de trois heures comme des sardines dans ce petit minivan d’une dizaine de personnes. Pur moment de bonheur pour nos guibolles. Du coup à l’arrivée, je fais mes premiers pas à Pai avec un teint très très pâle… et tout ça dû à l’absence d’airco et le slalom infini de la route.

Après une brève pause on se dirige vers l’auberge que nous avons réservée la veille. Une fois arrivé, on a rapidement déchanté. Une baraque digne des récits de Tolkien se dresse devans nos yeux. On passe une porte circulaire en bois massif pour Hobbits et on s’enregistre. On nous indique où se trouve notre chambre et on nous donne la clé.

La porte est fermée avec un cadena. Je présume que ce dernier est là pour l’aspect dissuasif de la chose car il faut pas grand chose pour le forcer. On s’installe dans la chambre. On constate assez rapidement qu’il n’y a pas de châssis, juste des stores. Le lit est composé d’une planche en mdf et d’un matelas de quatre centimètres d’épaisseur. Deux belles moustiquaires pendent au dessus des lits. Il y a également des interstices à la jonction des murs et de la toiture. On se dit ironiquement que c’est un moyen comme un autre de ventiller… La cerise sur le gateau? Les sanitaires bien sur ! Disons médiévaux pour faire simple… Après ces belles decouvertes qui correspondaient comme deux gouttes d’eau aux images de la réservation, on prend une carte et on dirige vers une colline « pas très loin » donnant vue sur toute la ville.

Après quelques kilomètres à pieds, on arrive au sommet. On y rencontre deux Français avec qui on échangera quelques anecdotes. Après quelques photos panoramiques, en descendant, deux asiatiques nous demandent de faire une photo. Non pas d’elles mais avec elles. Why not. On finira peut-être encadré dans une maison quelque part. Qui sait !?

La nuit tombe assez rapidement et on est fatigué. On se dit que l’on va lever le pousse en l’air pour rentrer. Plusieures bagnoles passent. Aucune ne s’arrête. On persévère. Et là, deux jeunes Thaïs s’arretent et nous demandent vers où on va. Et hop, quelques secondes plus tard, on grimpe sur les scooters. On les remercie chaleureusement et on part à la découverte de la ville et de son marché nocturne.

J9 Pai

Il est 6 heure du matin. Il fait 13 degrés. Heureusement que la couette était épaisse et que l’on avait pris avec nous des boulles quies.
J’en profite pour prendre quelques clichés au levé du soleil car le seul et unique point positif de cet endroit était la vue et je retourne au lit.

On déjeune dans la rue. Une omelette avec du riz et on est au taquet. On se dirige vers une autre auberge. Hors de question de dormir à nouveau sur cette planche de bois.
On dépose nos affaires et on loue un scooter pour nous deux. On nous donne un rose bonbon avec deux casques également roses et avec le numéro 13. Ça promet. On prend tout doucement nos marques. J’ai jamais conduits de moto et c’est pas ici que je compte faire mon baptême. Du coups c’est Gaëtan qui conduit. Mais aucun de nous a son permis. Personne ne vérifie ça ici. Au départ ça allait car c’était plat. On devait parcourir 50 km jusqu’aux grottes. Mais dès que ca grimpait ça devenait folklorique. Faut s’imaginer deux bisounours collé-serrés de 80 kg chacun et des pentes à dix pourcents minimum. Résultat? La p’tite bécane n’a plus de jus. Et paf. Dans le ravin. On a quasi rien eu.  On se remet en route. Premier arrêt : sources d’eau chaude. Je « désinfecte » mes egratinures dans le cours d’eau ni vu ni connu. On se remet en route et on arrive aux grottes. Après une visite guidée on rebrousse chemin.

On dépose le scooter et on rentre à l’auberge.
On finira la soirée avec quelques nems et des tonnes de sushis pour zéro kopek.

J10 Pai

On déjeune à l’auberge et on organise notre journée. On fait rapidement connaissance avec un gars assis en face. Il s’avère que c’est  un Québécois de notre âge qui voyage seul. On discute un peu et on lui propose de faire un trek dans la jungle ensemble. C’est un « Yesman » comme nous. On se donne rendez-vous une heure plus tard. Juste le temps pour nous de nous rendre dans la nouvelle auberge et déposer nos sacs. On achète de l’eau, quelques biscottes et c’est parti pour plus de cinq heures de randonnée.

On a un bon rythme. Il nous raconte qu’il vient de quitter l’armée apres 12 ans de service. Normalement ce genre de randonnée c’est avec un guide… nous on s’est « autoguidé ». On avait qu’à remonter la rivière. Plus simple à dire qu’à faire.

On a dû la traverser une bonne vingtaine de fois. La flotte dans les shoes c’est assez rafraîchissant finalement. Après plus de deux heures, on entend enfin la chute d’eau et dès que l’on l’aperçoit , c’est parti pour une baignade.

On doit s’activer sur la fin car il faut absolument rentrer avant la tombée de la nuit.

On finira la journée dans un bar avec 32 km parcourus à pieds et quelques litres d’un breuvage local.

J11 Pai – Chiang Mai

Pour se rendre à Chiang Rai on a deux possibilités : soit on y va directement par Chiang Mai et on fait tout d’une traite, soit on s’arrête pour une nuit de plus à Chiang Mai et on poursuit le lendemain en mode trankilou. On opte pour la seconde option. On book aussitôt dans la même auberge qu’il y a quelques jours. Plus de passage par les sites de réservations lorsque l’on connaît personnellement le manager des lieux. Un sms suffit et le whisky thaï règlera le reste.

On a le bus vers 14 heures ce qui nous laisse encore du temps le matin pour faire un tour. On s’est quand même dit plus de bécane pour un moment et comme la veille on a « quasi » fait un marathon… beh on loue un taxi pour la matinée entière. On s’arrête à maintes reprises et notre chauffeur privé nous attend bien sagement.

On arrive pile à l’heure pour le bus. Rebelotte trois heures de route bien sinueuse… Une fois arrivé à Chiang Mai on se pose et on réserve le bus vers Chiang Rai pour le lendemain matin.

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J20

J20 Luang Prabang – Laos Un vrai article suivra dans les jours à venir. On est au Laos depuis dimanche matin. On fait un peu les gogolles par ci et par là…

J20 Luang Prabang – Laos

Un vrai article suivra dans les jours à venir. On est au Laos depuis dimanche matin. On fait un peu les gogolles par ci et par là d’où le manque de temps pour la rédaction (on ne nous a pas encore prélevé d’organes). Quelques histoires assez croustillantes seront décrites dans l’article suivant. Là, on se repose après une journée assez torrrrride : 70km à vélo sous 36°, 23km à pieds et environ 500 marches pour grimper au sommet…

Mais ça valait le coup : des chutes d’eau exceptionnelles. Certes, on aurait pu louer un minivan mais bon, c’est pas dans nos habitudes, n’est-ce pas?!

PS : Le lien précédent via Facebook a été vu 1200 fois. Faudrait faire mieux pour le prochain 😀

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J7

J5-7 Sukhothai – Chiang Mai J5 – 6h50 : le bus est là. C’est parti pour 5h de route. On a réussi à avoir les meilleures places du bus càd…

J5-7 Sukhothai – Chiang Mai

J5 – 6h50 : le bus est là. C’est parti pour 5h de route. On a réussi à avoir les meilleures places du bus càd celles près de l’issue de secours. On a donc profité pour dormir assez confortablement.

Une fois arrivé à bon port, direction l’auberge. Après une heure à pieds avec nos sacs sous les 30 degrés nous y voilà. Là on nous annoce qu’il y a un problème avec notre chambre. Le précédent occupant a perdu la clé… on nous donne du coup une autre… deux fois plus grande et mieux équipée que l’initiale et pour le même prix! On ne va pas se plaindre ! Après un petit repos, direction vieille ville. On finira la journée avec 26km au compteur, à pieds bien évidemment.

J6 Chiang Mai – « See you on top ! »

Le matin en se réveillant on décide de faire un peu de vélo. Comme la veille on a vu la vieille ville en long et en large, une petite balade en dehors des sentiers battus pourrait s’avérer sympatoche.

On demande à l’accueil de l’auberge où peut-on louer des vélos un peu plus costauds que ceux qui traînent un peu partout pour ce fameux euro… on nous indique un endroit et on nous demande notre destination. Et là, la tête du type quand on lui dit : Doi Pui... il a rigolé. Tout simplement il à commencé à se foutre de nous… du coup on a rigolé avec lui et on lui a dit que ce n’était pas une blague. Sur ces mots d’ecouragements si chaleureux, on part pour la boutique. Une fois sur place, on choisit les modèles, on décide de les louer jusqu’à la fermeture et si on arrive après on devra les remettre le lendemain avec un léger supplément. On signe, on depose une caution et on nous demande la direction que l’on va prendre. On rétorque que ca va probablment être Doi Pui. Là, de nouveau, le sourire du vendeur… d’oreille à oreille… et il nous demande si c’est sérieux. On lui répond que oui et il nous souhaite bonne chance.

On sort de la ville après 13km passés dans un trafic assez intense. La montée commence et on se regarde l’un l’autre. On se dit que l’on est peut-être en train de faire une belle connerie…

Les kilomètres passent. Le soleil tape. Les cuissent brûlent. On voit pas mal de cyclistes dévaler les pentes. Ceux qui montent, on finira par les compter sur les doigts de la main. Sur toute la montée on aura rencontré un américain âgé mais qui nous a dépassé tranquiiiilou, un couple que l’on revera par la suite, trois ‘vrais’ cyclistes et un slovène !

Mais je ne saurais dire combien d’encouragements on a eu. Les cyclistes qui descendaient nous gueulaient pour nous motiver. Ceux qui montaient en tuk-tuk nous applaudissaient. Ceux qui nous ont dépassés nous criaient « See you on top guys »! Les sourires etaient au rendez-vous tout le long de la montée. C’etait plus qu’inattendu et vachement motivant!

Un break après deux heures de montée pour chiller un peu et on repart. On rejoint le premier step deux heures plus tard. On attache nos vélos et on va vister un temple. Mais pour pimenter un peu notre expédition, 300 marches nous séparent de la porte d’entrée…

On repart vers notre dernier point : Doi Pui. Après une bonne heure on y est enfin… on l’a fait. 30 kilomètres pour rejoindre ce petit village. Mais on ne regrette aucun effort. La vue est stupéfiante!

On repart après le couché du soleil. Mais là, nos cuisses ne sont plus synchro avec nos cerveaux… on marche pendant plus d’une heure pour faire moins de 3km… j’ignore la pente à cet endroit… mais c’était pas donné. Une fois ce col franchi et après 27km restants, on rentre à l’auberge. Une douche, une brève pause et comme on est masochistes, on s’en va vers le marché nocturne à pieds. Bien évidemment on se perd en cours de route (ce qui ajoute quelques kilomètres au compteur). On finira la journée avec 61km à velo et 16km à pieds. On s’informera seulement un fois dans le pieu que l’on a fait un dénivelé de 1385m avec une pente moyenne de 7%. Sympa pour des debutants, non ?!

J7 Chiang Mai – Doi Inthanon

Le réveil est assez difficile. Il est sept heure. Un bus doit nous prendre entre huit heure et huit heure trente. Petit déjeuner rapide et on appelle la boutique de location pour voir s’ils sont à tout hasard ouvert. Ils le sont ! On veut taper un sprint rapide mais notre bus arrive… à sept heure quarante… bonne nouvelle ça… Il va nous attendre le coco! Une heure c’est une heure et si ça ne lui plaît pas il peut aller se cuire un oeuf en nous attendant… On sprint vers cette boutique. On dépose ces vélos et on chope le bus. Direction Doi Inthanon. Deux petites cascades, un trek de 5km dans la jungle et c’est reparti pour quelques visites.

On devait rentrer pour 17h. On était de retour à 16h20. La raison? Ce tapé de thai qui conduissait ce minivan. A la Schumacker… mais façon locale. On crame un petit feu par ci et par là, on utilise la bande secours comme ci de rien n’était, on dépasse dans les virages,… et j’en passe. Une attraction digne d’un parc d’aventure. Et la cerise sur le gâteau : un réveil en sursaut pour les deux – trois personnes qui somnolaient car il a failli nous crasher héhé…

Malgré ce gugus, on est bien rentré et comme d’habitude on a passé la soirée à decouvrir la ville à pieds car les tuk-tuk c’est pas notre tasse de thé !

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J4

J2-4  Ayutthaya – Sukhothai Après une nuit dans un hostel à Ayutthaya avec des rideaux assez novateurs (des bouts de tissu qui pendaient sauvagement…) un bon café bien corsé s’imposait…

J2-4  Ayutthaya – Sukhothai

Après une nuit dans un hostel à Ayutthaya avec des rideaux assez novateurs (des bouts de tissu qui pendaient sauvagement…) un bon café bien corsé s’imposait au réveil. Vu le prix fort élevé, un peu plus de 6 euros la nuit, on allait pas trop discuter pour ce petit inconvénient de luminosité… Le pti’ déj’ terminé, on s’est dépêché pour acheter les billets de bus pour rejoindre Sukhothai.

Il était déjà 9h45. A la caisse on nous explique que notre bus arrivait initialement pour 11h30 mais si on veut, on peut prendre celui de 8h30 puisqu’il a qu’une heure et demi de retard… rien que ça. On va pas dire non! Après plus de 7h30 de route nous enfin voilà à Sukhothai. Un bon pti’ poulet curry vert pour 1,25 euros (faciiiiiile 16 euros chez nous) pour bien remplir le bidou avant d’aller pieuter.

Sukhotai se divise en deux parties : l’ancien Sukhothai et le nouveau Sukhothai. Notre auberge se situait dans l’ancienne partie. Rien de mieux qu’un vélo pour visiter ce vaste site. 0,75 euros la location… pour une durée de 24h. Prix inconcevable pour les établissements à la mer du Nord avec leurs vélos à 15 euros l’heure…

Après 25km sous une température de 30 degrés, et 10km à pieds, rien de mieux qu’une bonne douche avant de rejoindre l’autre partie de la ville. Et une fois sur place… un choc.

Quand on débarque dans le sud de la France, on n’entend que des criquets. Là, on n’entendait que des oiseaux. Des centaines et des centaines d’oiseaux sur les câbles électriques en train de siffler. On ne pouvait pas se parler sans crier tellement ce bruit était dérangeant…

Après un petit tour de 6km, direction le resto du coin et repos très tôt car notre bus pour Chiang Mai est « supposé » être là demain à 6h30…

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J2

J2 – Ayutthaya Après 11h de vol, 36h sans sommeil, 24km parcourus dans les ruelles de Bangkok et une journée bien agitée on a réussi à avoir un bus qui…


J2 – Ayutthaya

Après 11h de vol, 36h sans sommeil, 24km parcourus dans les ruelles de Bangkok et une journée bien agitée on a réussi à avoir un bus qui nous a emmené à Ayutthaya. Pour ne pas changer les bonnes habitudes on a effectué  23km à pattes et on a rencontré un jeune couple de Français. Ce fut bref mais on s’est échangé les petits « trucs et astuces » du coin. Après un repas pour 1,25 euros et une tite’ pils locale : gros dodo bien mérité !

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Hello 

Bonjour à tous ! Voici mon p’tit blog ! N’hésitez pas à me faire partager vos commentaires et à suivre mes futures aventures sur ce site et les réseaux sociaux….

Bonjour à tous !

Voici mon p’tit blog !

N’hésitez pas à me faire partager vos commentaires et à suivre mes futures aventures sur ce site et les réseaux sociaux.

Bonne lecture !

Kam

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